la peche au large

Comme toujours je vais passer pour un vieux grincheux, mais la question reste ! Êtes- vous capable de commander une expédition maritime au large ?

Au large, loin des côtes, là où vous ne voyez plus le littoral, vous êtes seul responsable de tous les événements qui pourraient arriver. La phrase «  être le seul maître à bord » prend tout son sens. Outre les règles de sécurité humaine, la bonne tenue du livre de bord est une obligation législative. J’avoue que j’éprouve encore beaucoup de plaisir dans l’art de naviguer dans le respect de la tradition. Le cahier de bord doit être la mémoire du bord, chaque mouvement de route et événement doivent y apparaître, ainsi que l’entretient de la machine.

Il y a quelques années à bord des navires il y avait un spécialiste de la radiocommunication, il notait tous les appels émis et reçus. Maintenant, sur les navires de gros tonnages c’est un sous-officier qui gère la communication. Pour ma part je ne fais pas une confiance aveugle dans le téléphone portable. Ma licence de radio restreint me donne le droit de communique sur les ondes avec le matériel VHF et BLU qui restent le seul moyen efficace à 100%.

La pêche en mer sur les épaves est une technique très spectaculaire, elle donne l’occasion aux pêcheurs de prendre régulièrement de beaux spécimens de poissons. Les épaves proches du littoral subissent malheureusement une pêche intensive et il ne reste que par des fonds de 40 mètres et plus que les carcasses de navires sont encore généreuses. Il faut alors partir au large à 15 ou 20 mille des côtes, ce qui demande un navire et une condition météorologique digne de la pêche sur mouillage. La dernière épave que j’ai eu le bonheur de tester était dans le milieu de la Manche, elle reposait à 80

mètres de fond dans une fosse naturelle. Imaginer un mouillage de 450 mètres dans l’eau qu’il faudra remonter.

Il y a quelques années il y avait le Decca Navigator, qui recevait un flux ininterrompu de signaux depuis des stations côtières. Ces signaux s’affichaient sous forme de chiffres sur des cadrans verts, rouges et violets, qui fournissaient des relèvements croisés donnant la positiondu bateau par rapport à des « voies » sur une carte Decca spécialement conçue.

L’appareillage appeler GPS est à l’ordre du jour pour améliorer la navigation et bien sur, il facilite la recherche des épaves repérées sur carte, quand vous savez régler sa table traçante. Le sondeur est lui aussi indispensable ( inutile de prendre un sondeur couleur un simple noir et blanc fait largement l’affaire vous n’est pas en mesure d’utiliser toutes les donnés que fourni l’écran couleur)

Les espèces dominantes dans les épaves

Quoique de nombreuses espèces aiment vivre dans les épaves, le sport est quand même dominer par la capture du congre, la lingue, les lieux jaunes et noirs et la dorade, qui tous entre dans des catégories distinctes.

Le congre et la lingue ceux prennent avec un matériel lourd et de gros appâts lestés, sur le fond. Les moulinets et cannes doivent être soigneusement assortis pour leur puissance, leur fiabilité, qui leur permettent  de résister aux énormes tensions exercées par le congre et la lingue, qui sont de féroces lutteurs. La monture pour ces poissons brutaux et coriaces est un bas de ligne métallique lesté de très bonne qualité d’environ 30 à 50 cm de long, terminé d’un hameçon de 10/0 de préférence du type renversé à œillet forgé. Un solide émerillon de 5/0 relie ce bas de ligne au corps de ligne du moulinet. Les lignes tressées ne conviennent pour la pêche en eau profonde, car leur flottement exige l’emploi de lestes très lourds. Un baudrier est indispensable pour le pêcheur des gros poissons de ce type.

Le congre comme la lingue sont très éclectiques en matière de nourritures, ils acceptent à peu près tous les appâts de poisson, même si la majorité d’entre eux se prennent avec du maquereau ou du calmar ? Il n’est qu’à demi vrai que le congre n’accepte que des appâts frais, car de nombreux spécimens de 40 livres et plus aient été pris avec de la vieille boite (appâts en terme marin) de poissons blancs, comme le tacaud qui fait très bien l’affaire quand il n'y a pas mieux.

La touche d’un congre de taille monstrueuse peut être légère, en dépit de la force du poisson. Il garde souvent l’appât pendant un certain temps avant de l’avaler véritablement, et seule l’expérience vous dira quand ferrer. Ne soyez jamais pressé, car de nombreux congres accrochés par  la lèvre se libèrent. Lorsque la pointe de la canne marque sa présence, il faut reprendre calmement le mou de la ligne jusqu’à ce que le contact soit établi avec le poisson.

Lorsque l’hameçon a été enfoncé, vous devez OVHer le congre en eau dégagée au-dessus de l’épave. A ce point, ne rendez jamais de fil : il faut donc prendre le risque d’une rupture de fil. Le reste ne dépend que de votre patience ; il vous faudra savoir épuiser le congre, il m’est arrivé de rendre 60 m de fil à un congre que j’avais OVHé pourtant le long de la coque du navire.

Le lieu jaune et le lieu noir succombent à un matériel moyen et à des appâts artificiels et naturels entre l’épave et la surface, bien que 5 à 10 au-dessus de l’épave soit le secteur le plus propice. La lutte, avec les lieux et le colin, est extrêmement passionnante. Les poissons de ces deux espèces sont de formidables lutteurs et le dévidage de la ligne provoqué par le plongeon d’un lieu ne pesant pourtant que 15 livres est une expérience des plus palpitante.

La monture habituelle est un hameçon de 4/0 monté sur un bas de ligne de 2 à 3 brasses ( 3.5 à 5.2 m ) passé dans un clipot de 20 cm, en métal ou en plastique. Le clipot empêche efficacement le bas de ligne de se prendre dans le corps de ligne principale au cours de la descente vers le fond. On le ramène ensuite avec régularité jusqu’à ce que l’appât ou l’anguille artificielle soit pris. A ce moment-là le poisson effectuera son plongeon ; il faut alors donner du fil ou la rupture sera inévitable.

Le lieu noir est un meilleur lutteur parce qu’il est moins affecté par les changements de pression. Il vous fera haut moins une demi-douzaine de départ avant d’atteindre la surface. Le lieu jaune, lui, arrivera à la surface, complètement mort si vous le remontez trop vite. De novembre à mars, les femelles sont lourdes d’œufs à vous de juger.

Les dorades roses ou grises sont prises à l’aide d’un matériel plus sensible où l’appât est lancé directement dans l’épave. Les dorades grises d’été ont normalement tendance à rester autour des épaves jusque bien avant dans le mois de décembre. La dorade grise ou rose est une grosse mangeuse et les beaux spécimens peuvent s’attaquer à votre ligne à congre. Pour tirer pleinement profit de la pêche à la dorade, une monture des plus utile sera faite d’une canne à lancer à deux mains, le bas de ligne peut être une monture paternoster à deux hameçons avec potences de 15 cm en monofilOVHt de 35/100 et des hameçons Aberdeen de 1/0.

Pour ce qui est de l’appât, le plus courant reste l’encornet ; il se découpe très facilement en bandelettes et tien très bien sur l’hameçon. Les bandelettes de maquereau et les vers sont parmi les autres appâts très utilisés.

Il faut ferrer très rapidement à chaque touche, car la dorade a le don étrange de nettoyer les hameçons et peu rejeter rapidement ce qu’elle considère comme suspect.

Grandes marées = appétit démesuré Pour diverses raisons, les meilleures prises ont lieu au cours des grandes marées, lorsque les courants rapides provoquent chez les poissons un appétit démesuré. Quand ils sont de cette humeur, ils s’attaquent férocement aux appâts naturels et à différentes sortes de leurres, sans aucune hésitation. Les grandes marées assurent une dérive rapide au-dessus de l’épave, ce qui rend possible jusqu’à une vingtaine de passages productifs au cours d’une seule marée.

La pêche à la dérive marche mieux si les pêcheurs embarqués sont d’un nombre raisonnable par rapport à la surface du navire. De plus ils doivent laisser aller leur ligne bien avant l’épave pour ne pas effrayer les poissons par une descente de leste trop importante. La pêche en dérive d’un seul bord évite le problème des lignes entre-mêlées.

La pêche d’hiver se fait la plupart du temps avec de grosses montures de nylon en paternoster équipées d’anguilles artificielles sur de courtes potences. Pour une monture de deux hameçons le fil ne doit pas faire moins de 70/100, et, si trois leurres sont utilisés, ce qui est le montage du commerce le plus vendu, le diamètre passe à 90/100. Même un tel fil peut être rompu comme un fil de coton quand deux poissons essaient de s’enfuir dans deux directions opposées après avoir mordu les leurres simultanément. La réussite de la pêche sur les épaves dépend de l’habileté du maître de bord. Il doit régler chaque dérive pour pouvoir tirer parti de la position de l’épave et savoir exactement où se trouvent les parties hautes. Les yeux collés sur le sondeur, il vous donnera un flot continu d’instructions tels que : «  Remontez de 15 m ! » Ou : « Nous sommes au-dessus, redescendez de 15 m ! » Vous devrez appliquer immédiatement ses consignes si vous ne voulez pas laisser par le fond une grande partie de votre matériel. Cette pêche est très éprouvante pour l’homme et pour le matériel, pour faire face à la pêche sur épave en hiver, le matériel doit être solide et rustique. Beaucoup de pêcheurs s’en sont rendu compte à leurs dépens

 

"http://www.encyclopeche.com/sd-m16.htm"

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Dernière mise à jour de cette page le 12/03/2009
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